Aux premières heures du dimanche, des hommes armés, décrits comme des « terroristes » islamistes et assimilés localement à des « bandits », ont fait irruption dans la localité, ouvrant le feu sur des chrétiens réunis pour prier. La soudaineté de l’attaque a plongé les habitants dans une panique généralisée. Les faits se sont produits dans la communauté rurale d’Ariko, située dans la zone de gouvernement local de Kachia.
Deux églises ciblées, un bilan provisoire et des disparitions
Selon Mark Bawa, élu représentant la région, les assaillants ont ciblé deux lieux de culte : l’église First ECWA et l’église catholique Saint-Augustin. Les fidèles, rassemblés pour les offices pascals, ont été directement visés par des tirs nourris. « Je suis actuellement en route vers la communauté pour déterminer le nombre exact de victimes », a-t-il indiqué, soulignant l’incertitude qui entourait encore le bilan au moment de sa déclaration.
Les premières estimations font état d’au moins sept morts, mais ce chiffre pourrait être revu à la hausse. « Certaines sources font état de sept morts, tandis que d'autres en avancent le chiffre de huit. Je vous tiendrai informés dès que les détails seront confirmés », a précisé l’élu aux médias locaux. Au-delà des pertes humaines, l’attaque s’est accompagnée d’enlèvements dont l’ampleur reste inconnue. Plusieurs fidèles auraient été emmenés de force vers des zones boisées, une méthode fréquemment utilisée par les groupes armés opérant dans la région.
