Césaire Agossa confirme avoir « pris du recul » puis rompu définitivement avec l’église basée à Banamè. Interrogé par Libre Express ce mercredi 8 avril 2026, l’ancien cardinal explique que Banamè est désormais du passé pour lui. Une décision qui intervient dans un contexte de fortes tensions et de polémiques persistantes autour de cette communauté religieuse fondée en 2009.

En effet, Césaire Agossa avait déjà pris ses distances avec la Mission depuis plusieurs mois, bien avant la médiatisation récente de son départ.

Figure bien connue du paysage médiatique béninois, Césaire Agossa, également promoteur d’organes de presse et d’une école de formation en journalisme, occupait une place stratégique au sein de la hiérarchie de la Mission de Banamè.

Chargé de la communication et des relations avec les institutions, il faisait partie des piliers de cette organisation religieuse dirigée par Vicentia Tchranvou-Kinni, plus connue des fidèles sous les appellations « Daagbo » ou « Parfaite ».

Le départ de l’ex-dignitaire ecclésiastique met fin à plus de quinze années d’engagement au sein du mouvement, ravive les controverses entourant cette église. À travers des audios qui circulent ces derniers jours sur les réseaux sociaux, on entend la dirigeante de la Mission, « Daagbo », évoquer notamment des soupçons d’escroquerie impliquant certains responsables, dont Césaire Agossa, contribuant ainsi à alimenter le débat public.

Réactions en chaîne et mise en garde de Césaire Agossa

La démission de l’ex-cardinal a donné lieu à une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux, parfois virulentes. Certaines publications relaient également des accusations graves, notamment autour de la gestion de fonds issus de contributions de fidèles, des allégations que l’intéressé rejette en dénonçant une campagne de désinformation.

Mais au-delà de l’annonce de son départ, c’est surtout la réaction de Césaire Agossa face aux commentaires en ligne qui retient l’attention. « C’est de la manipulation… Tous ceux qui ont publié ou relayé ces informations auront à s’expliquer », a-t-il averti, dénonçant des contenus qu’il juge « tendancieux » et motivés par des « fins inavouées ».

L’ex-responsable de la communication de la Mission dit se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces publications.

Avant lui, d’autres responsables, y compris d’anciens prêtres et dignitaires, avaient déjà quitté la Mission de Banamè, signe de tensions internes récurrentes au sein de cette communauté religieuse dont les pratiques et les enseignements continuent de susciter débats et interrogations au Bénin.