Une visite de Patrice Motsepe à Dakar pour visiblement apaiser les tensions nées de la décision de la CAF de retirer le titre de Champion d’Afrique au Sénégal. Il avait annoncé fin mars, qu’il se rendrait au Sénégal et au Maroc pour souligner l’importance de « travailler ensemble pour développer le football africain ».
Sa visite intervient dans un contexte particulièrement tendu depuis la décision controversée de la CAF de retirer au Sénégal son titre au profit du Maroc, après la finale de la CAN 2025, remportée 1-0 sur le terrain par les Lions de la Téranga en janvier à Rabat. La Fédération sénégalaise de football a depuis fait appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui se prononcera à une date indéterminée. Cette décision de la CAF a suscité de vives réactions dans le milieu du football.
Dans un communiqué le 18 mars, le gouvernement sénégalais avait réclamé l’ouverture d’une enquête internationale « pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes » de l’institution panafricaine. Patrice Motsepe avait alors assuré qu’aucun pays d’Afrique n’était traité de manière « préférentielle », louant « l’indépendance » de ses instances disciplinaires.
Dans sa déclaration de Dakar, Motsepe a promis de « respecter » la décision du TAS. Revenant sur la finale de la CAN 2025, il a précisé que ‘’les événements et les différends sont désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport (TAS)’’. ‘’Nous respecterons la décision de cette instance. Les problèmes sont derrière nous et nous nous conformerons à son verdict’’, a assuré le patron de la CAF.
« Je n’ai rien à ajouter à ce que j’ai déjà dit à de nombreuses reprises. Vous pouvez me poser la même question cent fois, je vous donnerai la même réponse: nous devons attendre la décision du TAS et la respecter », a insisté M. Motsepe
Concernant l’arbitrage, Patrice Motsepe a indiqué que des réformes ont été engagées: « Nous avons introduit des changements et nous continuerons à nous aligner sur les meilleures pratiques afin d’améliorer le jeu et d’éviter qu’une situation similaire à celle de la finale ne se reproduise’ ». Il a également rappelé la position de la CAF en matière d’intégrité : « Nous avons une tolérance zéro envers la corruption et nous garantissons l’intégrité de nos compétitions. Le football africain doit être compétitif et respecté ».
« En aucun cas un pays ne sera traité différemment d’un autre. C’est un principe fondamental pour nous. Nous devons aussi encourager les arbitres à donner le meilleur d’eux-mêmes », a-t-il poursuivi.
