La rencontre entre les responsables de la Commission Électorale Nationale Autonome et la mission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest s’inscrit dans une dynamique de concertation visant à garantir la transparence et la fiabilité des opérations électorales.

Conduite par Nana Akufo-Addo, la délégation ouest-africaine, composée de plusieurs personnalités, est déployée au Bénin pour observer l’ensemble du processus électoral. Cette visite intervient dans un contexte marqué par les derniers ajustements organisationnels avant le vote.

Une mission d’observation fortement mobilisée

Pour cette présidentielle, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a mobilisé plus de 150 observateurs répartis sur toute l’étendue du territoire national. Leur mission couvre toutes les phases du scrutin : avant, pendant et après le vote.

Ils auront notamment pour rôle de suivre le déroulement des opérations dans les bureaux de vote, d'évaluer la conformité du processus aux normes démocratiques, d'observer les mécanismes de collecte et de centralisation des résultats.

Même si aucune déclaration officielle n’a sanctionné la rencontre, les échanges ont très probablement porté sur les aspects logistiques essentiels, notamment la distribution du matériel électoral, la formation des agents électoraux et les dispositifs de remontée des résultats.


La CENA rassure sur l’état d’avancement des préparatifs

Face à ses interlocuteurs, la Commission Électorale Nationale Autonome a réaffirmé sa détermination à organiser des élections « libres, transparentes et crédibles ». L’institution assure que les opérations logistiques sont bien engagées, avec un convoyage progressif du matériel électoral sur l’ensemble du territoire.


Elle met également en avant la qualité de sa collaboration avec les partenaires régionaux et internationaux, dont la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, afin de garantir un climat électoral apaisé et inclusif.


Le rendez-vous électoral du 12 avril 2026 opposera deux candidats : Romuald Wadagni et Paul Hounkpè. Cette élection se tient dans un contexte particulier, marqué par l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution béninoise, qui introduit un mandat présidentiel de sept ans en remplacement du quinquennat. Ce changement confère au scrutin une portée institutionnelle majeure, le futur président étant appelé à gouverner selon ces nouvelles règles.