Dans ses premières conclusions, la société civile salue un processus électoral largement maîtrisé. Les données indiquent que « le scrutin s'est déroulé sans interruption dans 99,40% des PV » et « sans problème d'identification ou d'inscription des électeurs dans 98,57% des PV ».
L’accessibilité et l’inclusivité sont également mises en avant : « les personnes vivant avec un handicap et les personnes vulnérables ont eu un accès facile au PV dans 99,74% des PV », tandis que « toutes les femmes présentes au PV ont pu voter sans aucun empêchement dans 99,49% des PV ».
Autre élément positif relevé : « aucun électeur figurant sur la liste électorale n'a été empêché de voter dans 99,74% des PV », et « aucune manifestation publique n'a été constatée dans 99,32% des PV », traduisant un climat globalement apaisé.
Des opérations de clôture et de dépouillement majoritairement transparentes
La PEOSC note que, dans la grande majorité des cas, les opérations de fin de scrutin se sont déroulées correctement. Ainsi, « tous les électeurs présents dans les rangs avant l'heure de fermeture ont voté sans tensions ni incidents dans 98,85% des PV ».
Le dépouillement a également respecté les standards dans la plupart des centres : « le dépouillement a été immédiat à la clôture, public et ininterrompu, sans tensions ni incidents dans 98,85% des PV ».
Des irrégularités relevées
Malgré ce satisfecit global, la société civile attire l’attention sur plusieurs dérives. Elle fait état de « tentatives et actes de bourrage d'urnes et de votes multiples » impliquant divers acteurs, notamment « certains électeurs, certains agents électoraux, des leaders d'opinion, et certaines autorités locales ». Des cas de « tentatives et actes de corruption » ont également été observés dans certains postes de vote, de même que des « incidents sécuritaires » isolés.
La transparence du dépouillement est aussi mise à l’épreuve dans certains centres : « le dépouillement a été fait à huis clos » dans certains cas, tandis que d’autres ont connu « l'interruption et la reprise du dépouillement après concertation », des pratiques contraires aux normes électorales.
Sur la question du taux de participation, la prudence reste de mise. « Les conditions ne sont pas encore remplies pour traiter objectivement de la question », indique la PEOSC, au regard des incidents relevés dans plusieurs postes de vote. Une déclaration préliminaire finale est prévue dans la soirée de ce lundi 13 avril 2026.
