Dans une atmosphère chargée d’émotion, le président Patrice Talon a choisi de ne pas se limiter à un simple message de clôture institutionnelle. Face aux membres du gouvernement réunis pour cette ultime séance, il a ouvert une parenthèse intime en rendant un vibrant hommage à celle qu’il a décrite comme une figure centrale de son parcours présidentiel.
« Elle m’a accompagné dans toutes mes décisions », confie Talon
S’adressant à ses ministres, Patrice Talon a tenu à évoquer l’influence déterminante de son épouse, Madame Claudine Talon, qu’il a placée au cœur de son engagement à la tête de l’État.
« Je voudrais exprimer quelque chose de grand à quelqu’un qui n’est pas ici, qui n’a jamais été ici, mais qui fait partie de notre équipe, qui m’a porté pendant les dix ans. Mon épouse, Madame Talon, Claudine », a déclaré le président.
Insistant sur l’importance de ce soutien discret mais constant, Patrice Talon a poursuivi : « Elle n’a jamais été ici, mais elle a toujours été avec moi. Dans mon inspiration, mes décisions, ma santé, mon abnégation, je n’ai jamais changé, j’ai essayé de changer avec elle. »
Le chef de l’État a également souligné la proximité intellectuelle et morale qui, selon lui, a guidé ses choix durant ses deux mandats : « Elle m’a conseillé dans toutes mes décisions. Et je crois que si j’ai un mérite, je lui dois. »
Dans cet hommage inhabituel prononcé en Conseil des ministres, Patrice Talon a insisté sur le fait que son épouse faisait pleinement partie de ce qu’il a appelé « notre équipe », même si elle n’a jamais occupé de fonction officielle au sein de l’appareil d’État.
« Notre équipe, qui n’a jamais vu Madame Talon dans les environs, comportait également cette brave dame qui m’a donné tant », a-t-il ajouté, visiblement ému.
Des adieux marqués par la reconnaissance
Au-delà de cette séquence personnelle, le président Patrice Talon a également adressé ses derniers mots à son gouvernement, saluant le travail accompli depuis 2016 et l’engagement des membres de l’exécutif.
Dans un message empreint de gratitude, il a remercié ses ministres pour leur loyauté et leur implication dans la mise en œuvre des réformes de l’État, tout en reconnaissant avoir parfois exercé une gouvernance marquée par une forte exigence.
Selon lui, cette rigueur relevait avant tout d’une conviction profonde : servir « l’intérêt supérieur de la nation ».
Wadagni salue une gouvernance et prépare la continuité
Aux côtés du chef de l’État sortant, le président élu Romuald Wadagni a pris part à cette séance historique. Il a salué le leadership de Patrice Talon et l’ampleur des transformations engagées au cours de la dernière décennie.
Le futur président a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté de poursuivre les grandes orientations de gouvernance laissées par son prédécesseur, en mettant l’accent sur la continuité et la consolidation des acquis au bénéfice des populations béninoises.
