Les premiers résultats d’analyses réalisés par l’Institut national de recherches biomédicales (INRB) à Kinshasa ont permis de confirmer au moins 13 cas positifs au virus Ebola.

Selon les informations relayées par Radio France Internationale (RFI), la situation est suivie de très près par les autorités sanitaires régionales, qui évoquent une dynamique de transmission active dans plusieurs foyers localisés de l’Ituri.

Le directeur de l’Africa CDC, Jean Kaseya, a précisé que la souche du virus n’est pas encore formellement identifiée. « On ne sait pas encore de quelle souche il s’agit, mais l’on sait que ce n’est pas celle dite “Zaïre” », a-t-il indiqué, appelant à la prudence dans l’interprétation des premiers résultats.

Un bilan déjà lourd : 65 morts et plus de 200 cas suspects

Toujours selon les données compilées et rapportées notamment par RFI, la nouvelle épidémie aurait déjà provoqué environ 65 décès, tandis que plus de 200 cas suspects ont été recensés dans les zones de santé concernées.

Les foyers actifs se concentrent principalement dans les environs de Mongwalu et Rwampara, non loin de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Cette région, frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda, constitue un carrefour humain et commercial qui complique les efforts de traçage des contacts.

Une réponse sanitaire d’urgence en cours de coordination

Face à la progression rapide des signalements, l’Africa CDC a déclenché une réunion d’urgence régionale afin d’harmoniser la réponse sanitaire avec les autorités congolaises et les partenaires internationaux.

Pour l’heure, les autorités de la RDC n’ont pas encore publié de communication détaillée sur l’ampleur exacte de l’épidémie, une situation qui entretient l’incertitude sur le terrain, selon plusieurs sources sanitaires reprises par RFI.

Cette nouvelle flambée intervient quelques mois seulement après la fin d’une précédente épidémie survenue dans le Kasaï, officiellement déclarée terminée en décembre 2025. Elle avait fait 64 cas confirmés et 45 décès, selon les bilans sanitaires disponibles, et était liée à la souche Zaïre du virus.

Mode de transmission et vigilance renforcée

Le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée. Les symptômes les plus fréquents incluent fièvre élevée, vomissements, diarrhées et, dans certains cas, des manifestations hémorragiques.

Les personnes contaminées ne deviennent contagieuses qu’après l’apparition des symptômes, à l’issue d’une période d’incubation pouvant varier de deux à 21 jours, un paramètre essentiel pour les stratégies de surveillance et d’isolement mises en place par les équipes sanitaires.