Depuis plusieurs années, des opérateurs se sont installés dans la commune de Sèmè-Podji pour y exploiter des sites de dragage de sable. L’activité, régulièrement dénoncée par les populations riveraines, s’est souvent développée dans un contexte marqué par des soupçons de complicité et des risques environnementaux visibles.
L'équipe municipale dirigée par le maire Thomas Singbo a enregistré, en trois mois, sept demandes d’occupation de sites en vue de l’ouverture de carrières mécanisées d’extraction de sable.
Conformément aux procédures en vigueur, le maire a transmis l’ensemble des dossiers au Conseil de supervision, organe composé du maire, de ses adjoints et des présidents de commissions. Réunis, le lundi 18 mai 2026 lors de la cinquième session ordinaire, les membres du conseil ont opposé un refus unanime aux sept demandes formulées par les entreprises concernées.
Au-delà de ce rejet, le Conseil de supervision a adopté un moratoire de quatre ans sur toute nouvelle autorisation d’ouverture de carrière sur l’ensemble du territoire de Sèmè-Kpodji. L’objectif est de permettre une meilleure régulation du secteur et d’assurer une protection effective des ressources naturelles.
Cette décision vise à protéger durablement la commune contre une exploitation anarchique de ses ressources et la disparition progressive des terres agricoles. Dans un territoire où de nombreux jeunes s’investissent dans le maraîchage, la production vivrière et la culture de la canne à sucre, les élus entendent privilégier un développement plus équilibré et respectueux de l’environnement.
