Réunis en conférence des secrétaires généraux jeudi 21 mai 2026 à Dakar, les responsables du Front syndical disent avoir arrêté un « plan de riposte » face à ce qu’ils considèrent comme une dégradation profonde du dialogue social entre l’État et les représentants des travailleurs.
Le FSDT accuse notamment les autorités d’avoir « violé leurs engagements » et « saboté le dialogue social », en procédant, selon lui, au dépôt unilatéral à l’Assemblée nationale des projets de loi relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale, sans concertation suffisante avec les partenaires sociaux.
Dans son mémorandum, le front syndical exprime également sa déception après les réponses jugées « insuffisantes » apportées par le président de la République lors de la traditionnelle remise du cahier de doléances du 1er mai, célébrée à l’occasion de la fête des travailleurs.
Le FSDT rappelle que plusieurs engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID), signé le 1er mai 2025 entre l’État, les syndicats et le patronat, restent toujours sans application.
Parmi les revendications mises en avant figurent la réintégration des travailleurs « licenciés abusivement », mais aussi l’extension de l’indemnité de logement aux agents contractuels du secteur de la santé. Pour faire monter la pression, le Front syndical prévoit un déploiement progressif de son mouvement.
La première étape débutera le 5 juin prochain avec la convocation d’un comité technique élargi. Elle sera suivie, le 15 juin, d’une assemblée générale des délégués de base, tandis que des tournées de sensibilisation sont annoncées dans plusieurs régions du pays afin de mobiliser davantage les travailleurs.
Dans un communiqué, le FSDT avertit que « aucune paix sociale durable ne se construira sur le mépris des représentants des travailleurs », laissant entrevoir une confrontation sociale de plus en plus tendue entre le gouvernement et les organisations syndicales dans les prochaines semaines.
