Arrivé à Kinshasa le jeudi 28 mai 2026, Tedros Adhanom Ghebreyesus a entamé une série d’échanges avec les autorités congolaises, dont la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Il s’est ensuite rendu à Bunia le samedi 30 mai 2026, dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo, pour évaluer la situation sur le terrain et renforcer la coordination de la riposte sanitaire.
« Nous sommes à Bunia pour échanger avec la communauté, afin de comprendre comment la riposte est mise en œuvre et identifier les éventuelles difficultés pour pouvoir y apporter notre soutien », a-t-il déclaré devant la presse.
Selon les données publiées par Africa CDC, l’épidémie fait état de près de 1 000 cas suspects et 246 décès.
Critique des mesures de fermeture des frontières
Au cours de sa visite, le patron de l’OMS a dénoncé les restrictions de voyage imposées par certains États, estimant qu’elles ne constituent pas une réponse efficace à la crise.
Il a réaffirmé que la priorité devait rester le renforcement des capacités sanitaires sur le terrain, ainsi que le soutien aux pays affectés, plutôt que leur isolement.
Des défis persistants sur le terrain
La riposte contre Ebola est confrontée à de nombreux obstacles, notamment l’insécurité dans certaines zones rurales du nord-est de la RDC et la faiblesse de la présence de l’État, qui compliquent les interventions sanitaires.
Les autorités sanitaires estiment également que la circulation du virus pourrait être antérieure à sa déclaration officielle, ce qui rend son contrôle plus complexe.
D’après plusieurs sources, dont RFI, la rapidité de propagation du virus suscite de fortes inquiétudes au sein de l’OMS, qui a déjà mené des opérations dans la région lors des précédentes flambées entre 2018 et 2020.
Selon le programme officiel, Tedros Adhanom Ghebreyesus doit rencontrer le président Félix Tshisekedi le lundi 1er juin 2026, avant de quitter le pays dans la foulée, soit le mardi 2 juin 2026.
