Les États-Unis s'apprêtent à réduire de plus de moitié le nombre d'ambassades chargées du traitement des visas en Afrique. Un rapport qui s’appuie sur les témoignages de trois responsables américains et sur une note interne assure qu’au cours des prochaines semaines, Washington va réduire de près de 50 à 20, le nombre d'ambassades et de consulats habilités à traiter les demandes de visa.

Implications du changement et pays retenus

Les requérants originaires de pays ne disposant pas de centres de traitement des visas désignés, pourraient être tenus de se rendre dans un autre pays africain pour déposer leur demande ou passer un entretien de visa. Ces démarches susceptibles d’alourdir les charges financières et logistiques des voyageurs potentiels.

Bien que les services de visa soient réduits dans de nombreux endroits, cette décision attendue présume que les ambassades et consulats américains dans les pays touchés continueront à fournir une assistance aux citoyens américains. Cette assistance concerne le renouvellement des passeports, les services d'urgence et d'autres formes de soutien consulaire.

Les demandes de visas diplomatiques et les cas jugés d'intérêt national américain continueront également à faire l'objet d'une attention particulière. Selon les mêmes sources, les 20 centres retenus pour conserver toutes leurs capacités de traitement des visas sont situés à Abidjan ( Côte d'Ivoire) , Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salaam (Tanzanie), Djibouti, Johannesburg (Afrique du Sud) , Kampala (Ouganda) , Kigali (Rwanda), Kinshasa (RDC), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée Équatoriale) , Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya) , Port Louis (Île Maurice), Praia ( Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).

Cette mesure s'inscrit dans le cadre des efforts plus vastes déployés par l'administration du président Donald Trump pour renforcer les contrôles de l'immigration et la supervision de la délivrance des visas. Une politique qui intervient dans un contexte de mesures d'immigration mises en place par l'administration Trump, notamment des exigences de visa plus strictes et un examen plus approfondi des demandes provenant de plusieurs pays, rapporte Associated Press.

Aucune date précise n'a encore été fixée pour cette modification, mais elle devrait intervenir en juin, d'après les trois responsables, qui n'étaient pas autorisés à s'exprimer publiquement et ont requis l'anonymat, souligne le média.