Le média indique qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé autour de cette opération, dont les contours restent flous. La Centrafrique, le dernier pays africain en date à avoir accepté un tel accord avec les Etats-Unis, n’a pas communiqué sur cet accord migratoire, selon la même source.

Cet accord s’inscrit dans la stratégie de l’administration américaine visant à transférer certains migrants vers des pays tiers. Une source aéroportuaire rapportée, indique qu’ils sont 17 migrants à être hébergés dans deux hôtels de la capitale, après avoir passé plus de 4 heures à remplir les formalités administratives à l’aéroport.

Les inquiétudes de la société civile 

L’opacité qui entoure la gestion de cet accord migratoire conclu début juin, suivi du convoyage la nuit, des migrants, sans informations sur leur nationalité, leur statut ou les conditions de leur accueil dans le pays inquiète les organisations de la société civile.

Elles dénoncent un manque de transparence et s’inquiètent de l’avenir de ces migrants.

Le porte-parole du groupe de travail de la société civile, Paul-Crescent Beninga, a ainsi déclaré : « En dépit de nos multiples demandes de clarification, le gouvernement a fait le choix du silence et du mépris. »

L’opposition émet des soupçons de gros sous…

L’argent aurait circulé, selon l’opposition politique, qui se dit déçue et choquée. Elle soupçonne le gouvernement d’avoir reçu une importante somme d’argent dans le cadre de cette opération et réclame donc des explications sur les termes de cet accord avec les États-Unis.

D’autres sources indiquent qu’au moins deux femmes iraniennes qui sont entrées sur le sol américain en novembre 2024, figurent parmi les migrants, ainsi que des migrants turcs, syriens et afghans. Placées en détention dès leur arrivée aux Etats-Unis, ces femmes ont demandé l’asile et ont initialement obtenu une mesure de protection par un juge.