Inscrite dans la continuité des deux premières étapes du processus qui ont eu lieu à Ouidah puis à Grand-Popo, cette session intervient après la validation initiale des POS et leur phase d’expérimentation menée sur une quarantaine de cas de migrants et migrantes. L’objectif principal de ces assises est de partager les résultats de cette expérimentation, d’en analyser les forces et les limites, puis d’apporter les ajustements nécessaires afin de rendre l’outil plus opérationnel et mieux adapté aux réalités du terrain.

À l’ouverture des travaux, la Coordonnatrice nationale du réseau WiLDAF-Bénin, Mme Ahouéfa Françoise SOSSOU AGBAHOLOU, a situé les enjeux de la rencontre dans le cadre de la mise en œuvre du projet OUESTAF, financé par l’Union européenne, contracté par l’ICMPD et mis en œuvre par le consortium WeWorld -WILDAF Afrique de l’Ouest. Elle a ensuite rappelé que le projet vise à renforcer les mécanismes de coordination, de protection et d’assistance en faveur des migrants et migrantes, notamment les plus vulnérables.

Au cours de son intervention, la Coordonnatrice Ahouéfa Françoise SOSSOU AGBAHOLOU a insisté également sur l’importance de cette troisième séance, dédiée à l’analyse des résultats de l’expérimentation des POS sur des cas concrets. Elle a précisé que l’exercice permet non seulement d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain, mais aussi de recueillir les recommandations des acteurs afin d’améliorer la qualité du dispositif de prise en charge. 

Dans une approche participative, les échanges ont permis de confronter les expériences des différents acteurs et de renforcer la compréhension commune des mécanismes de protection des migrants et migrantes. Les participants ont également souligné la nécessité d’une meilleure coordination interinstitutionnelle et d’un renforcement des capacités des intervenants afin d’optimiser la réponse apportée aux personnes en situation de mobilité.

Les travaux en plénière ont conduit à la consolidation des recommandations issues de l’expérimentation. Ces contributions ont permis d’apporter des ajustements aux POS, en vue de les rendre plus cohérentes, plus efficaces et mieux alignées sur les réalités des bénéficiaires, notamment les femmes, les jeunes filles et les enfants. Les participants ont également réaffirmé l’importance d’une approche holistique de la migration, intégrant des outils de référencement performants et une collaboration renforcée entre les acteurs étatiques, les organisations de la société civile et les partenaires techniques. 

Au terme des échanges, les participants ont convenu de la nécessité de poursuivre la dynamique de concertation afin d’assurer une mise en œuvre efficace du mécanisme national de protection et d’assistance aux migrants et migrantes. Retenons que cette troisième séance de concertation marque ainsi une étape décisive dans la consolidation d’un dispositif plus structuré, fondé sur l’apprentissage continu et l’amélioration progressive des outils de prise en charge, au service d’une meilleure protection des personnes migrantes au Bénin.