Société

Opportunité de financements pour la recherche : conseils de chercheurs séniors aux jeunes.

Marcus KOUDJENOUME•

Tous les alumni ou bénéficiaires de financements de la Fondation Alexander von Humboldt, les chercheurs Adandé Belarmain Fandohan, Achille Assogbadjo, Romain Glèlè Kakai, Romaric Vihotogbé, Charlène Gaba, et Corine Sinsin du Bénin ont dévoilé lundi 30 juin 2026, lors d'un panel, le chemin à suivre pour augmenter ses chances de sélection aux programmes de financement de ladite fondation.

Opportunité de financements pour la recherche : conseils de chercheurs séniors aux jeunes.
Opportunité de financements pour la recherche : conseils de chercheurs séniors aux jeunes.

Professeur Adandé Belarmain Fandohan, Vice-Recteur chargé de la recherche scientifique à l'Université Nationale d'Agriculture (UNA), dévoile la condition sine qua non pour saisir des opportunités quand on est jeune chercheur.

« L'élément fondamental pour que vous puissiez avoir une chance de devenir boursier de la Fondation, c'est votre excellence académique éprouvée : les publications scientifiques, la mobilité établie, les grants et les prix que vous avez obtenus, etc. », a-t-il souligné. 

Ainsi, contrairement à beaucoup d'autres opportunités de bourse, le mot d'ordre est clair : il n'y a pas de quota, ni pour tel continent, ni pour telle discipline. La fondation ne soutient pas des projets, mais des individus. « C'est pourquoi, au-delà de cette première opportunité qu'on vous donne, le soutien est à vie », a ajouté le Professeur Fandohan.

Les boursiers sont aujourd'hui plus de 30 000, dont 63 prix Nobel. L'Afrique subsaharienne en compte pour le moment 700, avec en tête de peloton le Nigéria. Plus de 2 300 chercheurs séjournent en Allemagne chaque année grâce à cette opportunité.

Les chercheurs ayant soutenu leur thèse il y a moins de quatre ans peuvent saisir l'opportunité du Humboldt Research Fellowship ou du Georg Forster Research Fellowship. Les chercheurs ou professionnels de niveau Master au moins peuvent aussi saisir l’opportunité du International Climate Protection Fellowship.

« Pour les personnes de niveau postdoctoral en début de career (≤ 4 ans), c'est jusqu'à 2 650 euros par mois non taxés, avec des possibilités de facilités pour amener votre famille. Vous envisagez la vie sans stress et vous vous concentrez pour devenir de plus en plus meilleur », a expliqué le Professeur Fandohan.

Il a aussi mis l'accent sur le Programme AGNES, une subvention qui vise à renforcer les capacités scientifiques en Afrique subsaharienne en finançant les meilleurs titulaires de doctorat, hommes et femmes, et en les aidant à poser leur candidature et à réussir les programmes de bourses de la Fondation.

« Pas de fatalité »

Pour le Professeur Achille Assogbadjo, les jeunes chercheurs sont de plus en plus nombreux à avoir besoin d'assistance, ce qui nécessite qu'ils soient davantage informés. De même, les fonds disponibles à l'échelle planétaire sont de plus en plus diversifiés, et il faut discuter avec les jeunes de ces opportunités, en les amenant surtout à comprendre que ce n'est pas si difficile. 

C'est avant tout, dit-il, une question d'information et de communication, et surtout de coaching et de mentorat. « Il faut les amener à être conscients qu'il n'y a pas de fatalité. Les opportunités sont là ; ils peuvent les saisir pour leur développement personnel et professionnel. »

La langue dans laquelle les opportunités sont généralement disponibles est l'anglais. Les jeunes chercheurs sont donc appelés à faire l'effort de maîtriser cette langue, à être ouverts à la communication, et à suivre des formations pour savoir rédiger et présenter leurs travaux. Ainsi, ils peuvent se constituer leur propre réseau et concourir plus facilement à ces opportunités. 

Dr Corine Sinsin, a partagé avec les 240 jeunes chercheurs participants son expérience depuis la licence. De quoi rassurer Sergino Ayi, assistant de recherche au Laboratoire d'Écologie Appliquée. « Je sais maintenant quoi faire pour me positionner afin de gagner du financement. C'est clair dans mon esprit », confie-t-il.

SociétéPublié le 02 juillet 2026 à 18h33, modifié le 11 octobre 2026 à 01h31

Opportunité de financements pour la recherche : conseils de chercheurs séniors aux jeunes.

Tous les alumni ou bénéficiaires de financements de la Fondation Alexander von Humboldt, les chercheurs Adandé Belarmain Fandohan, Achille Assogbadjo, Romain Glèlè Kakai, Romaric Vihotogbé, Charlène Gaba, et Corine Sinsin du Bénin ont dévoilé lundi 30 juin 2026, lors d'un panel, le chemin à suivre pour augmenter ses chances de sélection aux programmes de financement de ladite fondation.

RédactionMarcus KOUDJENOUME
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Opportunité de financements pour la recherche : conseils de chercheurs séniors aux jeunes.
Opportunité de financements pour la recherche : conseils de chercheurs séniors aux jeunes.

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Professeur Adandé Belarmain Fandohan, Vice-Recteur chargé de la recherche scientifique à l'Université Nationale d'Agriculture (UNA), dévoile la condition sine qua non pour saisir des opportunités quand on est jeune chercheur.

« L'élément fondamental pour que vous puissiez avoir une chance de devenir boursier de la Fondation, c'est votre excellence académique éprouvée : les publications scientifiques, la mobilité établie, les grants et les prix que vous avez obtenus, etc. », a-t-il souligné. 

Ainsi, contrairement à beaucoup d'autres opportunités de bourse, le mot d'ordre est clair : il n'y a pas de quota, ni pour tel continent, ni pour telle discipline. La fondation ne soutient pas des projets, mais des individus. « C'est pourquoi, au-delà de cette première opportunité qu'on vous donne, le soutien est à vie », a ajouté le Professeur Fandohan.

Les boursiers sont aujourd'hui plus de 30 000, dont 63 prix Nobel. L'Afrique subsaharienne en compte pour le moment 700, avec en tête de peloton le Nigéria. Plus de 2 300 chercheurs séjournent en Allemagne chaque année grâce à cette opportunité.

Les chercheurs ayant soutenu leur thèse il y a moins de quatre ans peuvent saisir l'opportunité du Humboldt Research Fellowship ou du Georg Forster Research Fellowship. Les chercheurs ou professionnels de niveau Master au moins peuvent aussi saisir l’opportunité du International Climate Protection Fellowship.

« Pour les personnes de niveau postdoctoral en début de career (≤ 4 ans), c'est jusqu'à 2 650 euros par mois non taxés, avec des possibilités de facilités pour amener votre famille. Vous envisagez la vie sans stress et vous vous concentrez pour devenir de plus en plus meilleur », a expliqué le Professeur Fandohan.

Il a aussi mis l'accent sur le Programme AGNES, une subvention qui vise à renforcer les capacités scientifiques en Afrique subsaharienne en finançant les meilleurs titulaires de doctorat, hommes et femmes, et en les aidant à poser leur candidature et à réussir les programmes de bourses de la Fondation.

« Pas de fatalité »

Pour le Professeur Achille Assogbadjo, les jeunes chercheurs sont de plus en plus nombreux à avoir besoin d'assistance, ce qui nécessite qu'ils soient davantage informés. De même, les fonds disponibles à l'échelle planétaire sont de plus en plus diversifiés, et il faut discuter avec les jeunes de ces opportunités, en les amenant surtout à comprendre que ce n'est pas si difficile. 

C'est avant tout, dit-il, une question d'information et de communication, et surtout de coaching et de mentorat. « Il faut les amener à être conscients qu'il n'y a pas de fatalité. Les opportunités sont là ; ils peuvent les saisir pour leur développement personnel et professionnel. »

La langue dans laquelle les opportunités sont généralement disponibles est l'anglais. Les jeunes chercheurs sont donc appelés à faire l'effort de maîtriser cette langue, à être ouverts à la communication, et à suivre des formations pour savoir rédiger et présenter leurs travaux. Ainsi, ils peuvent se constituer leur propre réseau et concourir plus facilement à ces opportunités. 

Dr Corine Sinsin, a partagé avec les 240 jeunes chercheurs participants son expérience depuis la licence. De quoi rassurer Sergino Ayi, assistant de recherche au Laboratoire d'Écologie Appliquée. « Je sais maintenant quoi faire pour me positionner afin de gagner du financement. C'est clair dans mon esprit », confie-t-il.

Journaliste

Marcus KOUDJENOUME

Journaliste passionné par l'actualité politique et judiciaire au Bénin. Reporteur pour Libre Express.

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