Bassirou Diomaye Faye prend les rênes de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dans un contexte marqué par la montée du terrorisme, les tensions politiques et les défis économiques qui secouent la sous-région.
Sur ses canaux digitaux, la présidence sénégalaise a présenté cette désignation comme la reconnaissance d'une « parole écoutée » et d'une « vision portée avec constance » en faveur de l'intégration régionale.
Les priorités du mandat de Diomaye Faye à la tête de la CEDEAO
À peine investi à la tête de l'organisation, le président sénégalais a fixé les grandes orientations de son mandat. Il a notamment plaidé pour l'opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, le renforcement de la mutualisation des moyens entre les États membres, une plus grande autonomie financière de la CEDEAO ainsi qu'une meilleure protection des populations affectées par les crises.
Dans un message publié ce dimanche, la présidence de la République du Sénégal a rappelé que « la conviction du président Faye est claire : la déclaration d'engagement en faveur du Pacte pour l'avenir de l'intégration régionale ne doit pas demeurer une simple déclaration d'intention. Elle engage. Elle oblige ».
La présidence sénégalaise a également réaffirmé l'engagement du Sénégal à demeurer l'un des principaux artisans de l'intégration sous-régionale.
L'appel de Diomaye Faye pour une « CEDEAO rénovée »
À Freetown, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel en faveur d'une « CEDEAO rénovée », capable de répondre efficacement aux attentes des populations ouest-africaines.
« L'heure n'est plus aux constats, mais à l'action. Il appelle à une CEDEAO rénovée, capable d'offrir à ses peuples, et singulièrement à sa jeunesse, la paix, la sécurité et la prospérité auxquelles aspiraient les pères fondateurs », a souligné la présidence sénégalaise.
Selon l'Agence de presse sénégalaise (APS), les travaux de cette 69ᵉ session ont porté sur les principaux enjeux liés à l'intégration régionale, à la coopération et à la solidarité entre les États membres.
Une passation de pouvoir dans un contexte de grands défis
À cette occasion, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, qui achevait son mandat annuel à la tête de l'Autorité des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO, a officiellement transmis la présidence à son homologue sénégalais.
« Après avoir accompli mon mandat obligatoire d'un an en tant que président de l'Autorité de la CEDEAO, je suis heureux de passer le flambeau à mon jeune frère, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président de la République du Sénégal », a déclaré Julius Maada Bio.
Cette alternance intervient à un moment où la CEDEAO est appelée à se réinventer pour répondre aux nouveaux défis sécuritaires, institutionnels et économiques de l'Afrique de l'Ouest.
Le Sénégal se retrouve ainsi au cœur des prochaines orientations de l'organisation, qui devra renforcer son intégration économique, consolider la lutte contre le terrorisme et redéfinir ses relations avec les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
