L’Extrême-Nord du Cameroun est confronté à une nouvelle poussée épidémique de choléra. La maladie, qui sévit régulièrement dans cette région exposée aux maladies d’origine hydrique, connaît depuis plusieurs semaines une progression préoccupante, avec des foyers recensés dans plusieurs districts sanitaires.
Une épidémie qui s’étend dans plusieurs districts
Déclarée à la mi-juillet, l’épidémie s’est rapidement propagée dans plusieurs zones sanitaires de la région. D’après les informations rapportées par RFI, les districts sanitaires de Fotokol, Mada, Makary et Kolofata figurent parmi les principaux foyers touchés.
Le bilan provisoire fait état de près de 1 000 cas de choléra et de 28 décès. Les structures sanitaires locales sont fortement sollicitées face à l’afflux de patients nécessitant une prise en charge.
Cette nouvelle flambée intervient dans une région particulièrement vulnérable aux maladies hydriques. Les conditions d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que la situation de certaines zones frontalières, constituent des facteurs favorisant la propagation du choléra.
Les autorités mobilisées pour contenir la propagation
Face à l’augmentation du nombre de cas, les autorités administratives et sanitaires ont renforcé la riposte dans les zones concernées. Les équipes médicales sont mobilisées pour assurer la prise en charge des malades et limiter la transmission de la maladie.
La surveillance épidémiologique est également renforcée dans les districts touchés afin d’identifier rapidement de nouveaux cas et d’éviter une extension de l’épidémie à d’autres localités.
Avec déjà 28 décès enregistrés et près de 1 000 cas recensés, la situation demeure préoccupante dans l’Extrême-Nord, où les autorités poursuivent les opérations de riposte contre cette nouvelle résurgence du choléra.
