Une voix, un trophée et un pays en liesse. Lorsque le verdict est finalement tombé, Saara Houansou a décroché bien plus qu’une victoire personnelle : elle a offert au Bénin son premier sacre dans The Voice Afrique francophone.
Dans la nuit du 14 au 15 août 2026, la candidate béninoise a été proclamée gagnante de la compétition à l’issue du vote du public. Avec 60,08 % des suffrages, elle s’est largement imposée devant les trois autres finalistes.
Le Malgache Valimbavaka Herimanjaka Razafimahefa, connu sous le nom de Val et accompagné par le coach Meiway, a terminé deuxième avec 25,81 % des voix. Le Congolais Original Ekwa, de l’équipe de Franglish, s’est classé troisième avec 8,52 %, tandis que la Burundaise Dreamer, coachée par Emma’a, a obtenu 5,58 %.
Le résultat est sans appel pour la Béninoise, qui a réussi à transformer la mobilisation du public en un triomphe continental.
Des auditions à l’aveugle à la finale, une ascension remarquée
Pour comprendre le sacre de Saara Houansou, il faut remonter aux premières minutes de son aventure. Dès les auditions à l’aveugle, la candidate béninoise avait frappé fort avec une interprétation de « Fallin’ », le célèbre titre d’Alicia Keys.
Sa prestation avait convaincu les quatre coachs, dont les fauteuils s’étaient retournés en quelques secondes. Un premier signal fort qui avait permis à la jeune chanteuse d’intégrer l’équipe de Josey.
La suite de la compétition a confirmé cette première impression. Lors des Battles, Saara a remporté son duel face à BGS et obtenu son billet pour poursuivre l’aventure. Elle a ensuite franchi les différentes étapes de sélection jusqu’à atteindre la demi-finale, puis l’ultime rendez-vous de la compétition.
À chacune de ces étapes, la candidate béninoise a progressivement affirmé son identité artistique, combinant puissance vocale, présence scénique et capacité à interpréter des registres différents.
Une finale où l’Amazone n’a rien laissé au hasard
Face à elle, trois candidats venus de différents horizons du continent : Val pour Madagascar, Original Ekwa pour le Congo et Dreamer pour le Burundi. Mais Saara Houansou entendait achever son parcours sur une nouvelle démonstration.
Pour la grande finale, elle a notamment interprété « Show Me the Way » de l’artiste congolais Papa Wemba. La candidate a ensuite partagé la scène avec sa coach Josey sur « Faux Pas », avant de proposer une reprise de « Papaoutai » du chanteur belge Stromae.
Ces différentes prestations ont permis à Saara de défendre jusqu’au bout ses chances face à des concurrents eux aussi déterminés à décrocher le trophée.
Au terme de la soirée, c’est finalement le public qui a tranché en faveur de la Béninoise, avec un score de 60,08 %.
Josey : « L’Afrique a besoin de chanteuses comme toi »
Après l’annonce des résultats, l’émotion était palpable sur le plateau. Saara Houansou, visiblement bouleversée par son sacre, a immédiatement pensé à son pays et à tous ceux qui l’avaient accompagnée pendant l’aventure. « Je remercie mon pays, je remercie le Bénin, je remercie la Côte d’Ivoire, je remercie l’Afrique », a-t-elle déclaré après sa victoire.
Sa coach Josey a, de son côté, salué le chemin parcouru par sa protégée et l’a invitée à poursuivre ses efforts au-delà de cette consécration. « Ce soir, le Bénin est fier de toi. Vas et ne t’arrête pas. Vas au-delà de tes limites parce que l’Afrique a besoin des chanteuses comme toi », lui a lancé l’artiste ivoirienne. Un message qui souligne les attentes désormais placées autour de la jeune artiste béninoise, dont la victoire lui ouvre une nouvelle étape dans sa carrière.
« Osez, jetez-vous à l’eau » : le conseil de la nouvelle lauréate
Saara Houansou n’a pas uniquement célébré son titre. La nouvelle gagnante de The Voice Afrique a également profité de ce moment de forte émotion pour adresser un message aux jeunes qui souhaitent se lancer dans la musique. « Je voudrais juste dire à tous ceux qui rêvent de chanter, de faire la musique, d’oser, même si vous avez peur, osez, jetez-vous à l’eau et tentez votre chance. Tout peut arriver », a-t-elle conseillé.
À travers ces mots, l’artiste invite les jeunes talents à dépasser leurs craintes et à saisir les opportunités, même lorsque la réussite semble incertaine.
Une mobilisation nationale derrière l’Amazone
Le sacre de Saara Houansou est aussi le résultat d’une mobilisation qui a largement dépassé le cercle de ses proches et de ses admirateurs.
Après sa qualification pour la finale, les appels au vote se sont multipliés au Bénin. Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #SoulevonsSaara » est devenu l’un des principaux mots d’ordre de cette campagne de soutien.
Médias, artistes, personnalités publiques et acteurs institutionnels se sont joints à cette mobilisation pour encourager les Béninois à voter en faveur de leur compatriote.
Cette dynamique a accompagné Saara jusqu’au verdict final et s’est prolongée immédiatement après l’annonce de sa victoire, avec une multiplication des messages de félicitations et des réactions de fierté sur les réseaux sociaux.
Un trophée et de nouvelles perspectives pour sa carrière
Avec cette victoire, Saara Houansou ne repart pas uniquement avec le trophée de The Voice Afrique francophone 2026. Son sacre s’accompagne également de perspectives professionnelles importantes. La lauréate bénéficiera notamment de l’enregistrement d’un EP avec Universal Music Group ainsi que de la réalisation d’un single accompagné de son clip.
Pour l’Amazone béninoise, cette victoire constitue donc un tremplin vers une carrière appelée désormais à dépasser les frontières nationales.
L’édition 2026, lancée le 12 juin sur Canal+ Magic et organisée en Côte d’Ivoire, a réuni des talents issus de plusieurs pays africains. Présentée par Jean-Michel Onnin, la compétition a conduit les candidats à travers les auditions à l’aveugle, les Battles, les KO et les différentes étapes de sélection jusqu’à la finale.
Après plusieurs semaines de compétition, Saara Houansou aura finalement été la dernière voix à s’imposer. Son nom rejoint désormais le palmarès de The Voice Afrique francophone et son trophée offre au Bénin une première consécration dans cette compétition panafricaine.
