Le transport étudiant connaîtra une importante extension au Bénin avec le déploiement annoncé de 63 bus neufs. Pour le gouvernement, cette nouvelle flotte doit permettre de répondre davantage aux besoins de mobilité des étudiants et d’élargir les lignes de desserte. « Ça va être la première fois que nous avons une flotte aussi fournie en une fois. 63 bus pour commencer, et des bus neufs », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji. Le ministre a également souligné l’ampleur du nouveau dispositif, qui doit désormais couvrir « pas moins d’une douzaine de villes ».
Une douzaine de villes concernées
Selon le porte-parole du gouvernement, le déploiement de ces nouveaux bus permettra de desservir davantage de pôles universitaires à l’intérieur du pays. Une évolution rendue possible par l’importance de la flotte désormais disponible. « Comme la flotte que nous avons aujourd’hui nous permet d’étendre et de diversifier les lignes de desserte, nous sommes en capacité aujourd’hui de desservir effectivement une douzaine de villes à l’intérieur de notre pays », a expliqué le ministre.
Ces villes ont été ciblées en tenant notamment compte de leur densité. Wilfried Léandre Houngbédji précise qu’il s’agit de localités « qui concentrent des densités qui justifient donc que ces bus soient déployés ». Cette extension constitue, selon lui, une avancée par rapport aux expériences précédentes. « Au passé, on n’avait pas réussi » à mettre en place un dispositif couvrant autant de villes, a-t-il reconnu.
La Poste du Bénin chargée de l’exploitation
Le gouvernement entend également éviter les difficultés rencontrées par le passé dans la gestion et la conservation des bus. L’entretien de la nouvelle flotte est ainsi présenté comme une composante essentielle du dispositif. « Évidemment que si on a déboursé autant d’argent pour acquérir autant de bus, on ne va pas les laisser aux aléas de la vie ou de la mécanique et ne pas s’en occuper », a affirmé Wilfried Léandre Houngbédji.
Il assure que la maintenance sera prise en compte aussi bien pour prévenir les pannes que pour intervenir lorsqu’elles surviennent. « Il va donc sans dire que leur entretien, leur maintenance, préventive ou réparatrice seront forcément assurées », a-t-il indiqué. Pour l’exploitation des bus, le gouvernement a décidé de s’appuyer sur La Poste du Bénin. Le choix de cet opérateur s’inscrit dans la volonté de tirer les enseignements des expériences antérieures. « On ne peut pas avoir tiré les enseignements des expériences passées et se permettre de les reproduire avec les mêmes faiblesses », a expliqué le ministre.
Il a indiqué qu’un « partenaire fiable » a été identifié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il s’agit de La Poste du Bénin, qui dispose, selon lui, d’une expérience récente dans le transport en commun. « La Poste du Bénin sera l’interlocutrice du gouvernement pour l’exploitation de ces bus », a précisé Wilfried Léandre Houngbédji.
Quel coût pour les étudiants ?
La question du coût du transport figure également parmi les préoccupations soulevées autour du nouveau dispositif. Sur ce point, le gouvernement assure vouloir tenir compte des capacités financières des étudiants. Le ministre a indiqué que l’accessibilité financière fera l’objet d’une attention particulière. « Nous veillerons aussi bien pour les bus que pour la restauration », a-t-il déclaré.
Le gouvernement prévoit en effet de recourir à des professionnels privés pour la restauration destinée aux étudiants. Là encore, les prix pratiqués devront rester compatibles avec leurs moyens. « Nous veillerons à ce que les coûts qui vont être pratiqués soient accessibles aux étudiants et que les étudiants tiennent compte de leur pouvoir d’achat », a assuré le porte-parole du gouvernement.
Les tarifs exacts du transport, de même que les détails relatifs aux lignes et aux villes concernées, n’ont toutefois pas été précisés lors de cette conférence de presse. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique devrait communiquer ultérieurement les modalités pratiques du dispositif. « Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vous apportera sans aucun doute en temps indiqué les précisions utiles sur ces questions-là », a conclu Wilfried Léandre Houngbédji.

