Société

Mariage au Ghana : une application permet de vérifier si votre futur partenaire n’est pas déjà marié

Ozias Hounguè•

Le Ghana a lancé « Marrify » le vendredi 28 août 2026 une plateforme numérique qui permet au public de rechercher des informations relatives aux mariages et aux divorces. L’outil donne aussi accès aux registres des officiers habilités, des lieux de cérémonie agréés et des imams autorisés.

Image d'illustration.
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À Accra, le mariage entre dans une nouvelle étape de vérification numérique. Le Ghana dispose désormais de Marrify, une plateforme destinée à permettre au public de consulter des informations officielles sur les unions et les divorces. L’application a été lancée le 28 août par Marry Right Ghana Limited, en partenariat avec le ministère du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale. L'information est rapportée par plusieurs médias ghanéens.

 

Le nom Marrify vient de la combinaison des mots anglais « marry » et « verify ». La plateforme se présente comme un registre numérique consacré aux mariages et aux divorces. Elle regroupe des informations issues de plusieurs sources institutionnelles.

 

Vérifier le statut matrimonial d’un futur conjoint

 

Marrify permet aux utilisateurs de rechercher des informations relatives au statut matrimonial d’une personne. La plateforme couvre plusieurs catégories de mariages. Les enregistrements concernent notamment les mariages civils, coutumiers et islamiques.

 

Les recherches peuvent être effectuées à partir de plusieurs éléments. L’utilisateur peut renseigner les noms, les noms des conjoints, les villes ou encore les églises. Il peut également effectuer une recherche à partir d’une confession, d’un numéro de certificat ou d’un numéro de la Gazette.

 

L’objectif est de permettre au public de vérifier les informations disponibles avant la célébration d’une union. La plateforme doit notamment aider à identifier les informations relatives à un mariage antérieur ou à une procédure de divorce enregistrée.

 

Les données disponibles ne concernent pas uniquement les personnes qui souhaitent se marier. Marrify permet aussi de vérifier les personnes et les lieux associés à l’organisation des cérémonies.

 

Les officiers et les lieux de cérémonie également concernés

 

La plateforme comprend un registre des officiers d’état civil habilités à célébrer des mariages civils ou religieux. Les utilisateurs peuvent consulter ces informations avant de choisir la personne chargée de célébrer leur union.

 

Marrify permet aussi de rechercher les lieux de mariage agréés. Les utilisateurs peuvent ainsi vérifier si un lieu figure dans les registres disponibles sur la plateforme.

 

Les imams agréés font également partie des informations accessibles. La plateforme propose un registre permettant d'effectuer des recherches sur les imams autorisés.

Ces différentes fonctionnalités doivent permettre aux futurs mariés de vérifier plusieurs éléments avant la cérémonie. Elles concernent notamment le statut du futur conjoint, l’officiant, le lieu de célébration et les informations liées à l’union.

 

Des archives provenant de plusieurs sources

 

Les informations publiées sur Marrify proviennent de différentes institutions. La plateforme s’appuie notamment sur les données du Département de l’état civil et des tribunaux.

 

Les assemblées métropolitaines, municipales et de district font également partie des sources utilisées. La Gazette du Ghana est une autre source mentionnée par la plateforme.

 

Les archives relatives aux divorces reposent notamment sur des décisions et des jugements rendus par les tribunaux. Certains dossiers de divorce sont liés aux mariages auxquels ils se rapportent.

 

La plateforme comprend aussi des archives anciennes. Les informations présentées dans les données disponibles remontent notamment à des actes de divorce datant de 1886.

 

La ministre appelle à vérifier les informations avant le mariage

 

Lors de la cérémonie de lancement à Accra, la ministre du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale, Dr Agnes Naa Momo Lartey, a invité les futurs mariés à utiliser les informations disponibles sur la plateforme.

 

Elle a également appelé le public à vérifier les informations concernant les partenaires, les lieux de mariage et les personnes chargées de célébrer les unions.

 

« Cela nous rappelle la nécessité de maintenir les normes les plus élevées en matière d'intégrité et de responsabilité », a expliqué la ministre.

 

La ministre a également expliqué que la plateforme devait permettre aux utilisateurs de ne plus dépendre uniquement des déclarations faites par leur partenaire.

 

« Vous n'aurez plus à vous fier à la parole de quelqu'un, même dans une relation de confiance. Cette application vous permettra de vérifier les informations. Vous pourrez ainsi choisir le lieu, la personne qui célébrera votre mariage, l'endroit où il se déroulera, l'officiant et le statut de votre futur époux », a indiqué la ministre.

 

Elle a insisté sur la nécessité d’effectuer les vérifications avant d’engager les démarches liées au mariage.

 

« Voici les points essentiels que nous devons examiner, vérifier et dont nous devons être certains avant d'entreprendre toute action nécessaire. En tant que ministère, nous avons utilisé notre plateforme pour promouvoir l'application et dialoguer avec nos partenaires et les bénéficiaires potentiels, afin de sensibiliser les Ghanéens et d'éviter des investissements vains pendant des années et des ressources considérables », a déclaré le ministre.

 

Des données encore en cours de chargement

 

Marrify précise toutefois que toutes les données ne sont pas encore intégrées à la plateforme. Les informations sont toujours en cours de chargement.

 

Cette situation impose une précaution lors de l’utilisation du service. Une recherche qui ne donne aucun résultat ne constitue pas automatiquement une preuve qu’une personne n’a jamais été mariée.

 

L’absence d’un dossier dans les résultats ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à l’absence d’un mariage antérieur.

 

Cette précision concerne également les recherches portant sur les divorces. Les données étant progressivement intégrées, les résultats disponibles peuvent évoluer avec l’ajout de nouveaux documents.

 

Les particuliers peuvent aussi soumettre des documents

 

Marrify prévoit par ailleurs un mécanisme permettant aux particuliers et aux institutions de soumettre des actes de mariage ou de divorce.

 

Les documents transmis doivent être accompagnés des pièces justificatives nécessaires à leur vérification. Cette fonctionnalité doit permettre d’alimenter la plateforme avec de nouveaux documents soumis par les utilisateurs et les institutions concernées.

 

La ministre du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale a, de son côté, exhorté Marry Right Ghana à travailler avec les institutions gouvernementales, les autorités religieuses, les autorités traditionnelles et les autres parties prenantes.

 

Cette collaboration doit contribuer à maintenir l’exactitude des informations disponibles et à assurer leur mise à jour régulière.

 

Avec Marrify, le Ghana met ainsi à la disposition du public un outil numérique consacré à la consultation des informations relatives aux mariages et aux divorces. La plateforme rassemble des données provenant de plusieurs sources et permet d’effectuer des vérifications sur les personnes, les officiants et les lieux associés aux unions.

SociétéPublié le 08 septembre 2026 à 14h30, modifié hier à 23h47

Mariage au Ghana : une application permet de vérifier si votre futur partenaire n’est pas déjà marié

Le Ghana a lancé « Marrify » le vendredi 28 août 2026 une plateforme numérique qui permet au public de rechercher des informations relatives aux mariages et aux divorces. L’outil donne aussi accès aux registres des officiers habilités, des lieux de cérémonie agréés et des imams autorisés.

RédactionOzias Hounguè
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À Accra, le mariage entre dans une nouvelle étape de vérification numérique. Le Ghana dispose désormais de Marrify, une plateforme destinée à permettre au public de consulter des informations officielles sur les unions et les divorces. L’application a été lancée le 28 août par Marry Right Ghana Limited, en partenariat avec le ministère du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale. L'information est rapportée par plusieurs médias ghanéens.

Le nom Marrify vient de la combinaison des mots anglais « marry » et « verify ». La plateforme se présente comme un registre numérique consacré aux mariages et aux divorces. Elle regroupe des informations issues de plusieurs sources institutionnelles.

Vérifier le statut matrimonial d’un futur conjoint

Marrify permet aux utilisateurs de rechercher des informations relatives au statut matrimonial d’une personne. La plateforme couvre plusieurs catégories de mariages. Les enregistrements concernent notamment les mariages civils, coutumiers et islamiques.

Les recherches peuvent être effectuées à partir de plusieurs éléments. L’utilisateur peut renseigner les noms, les noms des conjoints, les villes ou encore les églises. Il peut également effectuer une recherche à partir d’une confession, d’un numéro de certificat ou d’un numéro de la Gazette.

L’objectif est de permettre au public de vérifier les informations disponibles avant la célébration d’une union. La plateforme doit notamment aider à identifier les informations relatives à un mariage antérieur ou à une procédure de divorce enregistrée.

Les données disponibles ne concernent pas uniquement les personnes qui souhaitent se marier. Marrify permet aussi de vérifier les personnes et les lieux associés à l’organisation des cérémonies.

Les officiers et les lieux de cérémonie également concernés

La plateforme comprend un registre des officiers d’état civil habilités à célébrer des mariages civils ou religieux. Les utilisateurs peuvent consulter ces informations avant de choisir la personne chargée de célébrer leur union.

Marrify permet aussi de rechercher les lieux de mariage agréés. Les utilisateurs peuvent ainsi vérifier si un lieu figure dans les registres disponibles sur la plateforme.

Les imams agréés font également partie des informations accessibles. La plateforme propose un registre permettant d'effectuer des recherches sur les imams autorisés.

Ces différentes fonctionnalités doivent permettre aux futurs mariés de vérifier plusieurs éléments avant la cérémonie. Elles concernent notamment le statut du futur conjoint, l’officiant, le lieu de célébration et les informations liées à l’union.

Des archives provenant de plusieurs sources

Les informations publiées sur Marrify proviennent de différentes institutions. La plateforme s’appuie notamment sur les données du Département de l’état civil et des tribunaux.

Les assemblées métropolitaines, municipales et de district font également partie des sources utilisées. La Gazette du Ghana est une autre source mentionnée par la plateforme.

Les archives relatives aux divorces reposent notamment sur des décisions et des jugements rendus par les tribunaux. Certains dossiers de divorce sont liés aux mariages auxquels ils se rapportent.

La plateforme comprend aussi des archives anciennes. Les informations présentées dans les données disponibles remontent notamment à des actes de divorce datant de 1886.

La ministre appelle à vérifier les informations avant le mariage

Lors de la cérémonie de lancement à Accra, la ministre du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale, Dr Agnes Naa Momo Lartey, a invité les futurs mariés à utiliser les informations disponibles sur la plateforme.

Elle a également appelé le public à vérifier les informations concernant les partenaires, les lieux de mariage et les personnes chargées de célébrer les unions.

« Cela nous rappelle la nécessité de maintenir les normes les plus élevées en matière d'intégrité et de responsabilité », a expliqué la ministre.

La ministre a également expliqué que la plateforme devait permettre aux utilisateurs de ne plus dépendre uniquement des déclarations faites par leur partenaire.

« Vous n'aurez plus à vous fier à la parole de quelqu'un, même dans une relation de confiance. Cette application vous permettra de vérifier les informations. Vous pourrez ainsi choisir le lieu, la personne qui célébrera votre mariage, l'endroit où il se déroulera, l'officiant et le statut de votre futur époux », a indiqué la ministre.

Elle a insisté sur la nécessité d’effectuer les vérifications avant d’engager les démarches liées au mariage.

« Voici les points essentiels que nous devons examiner, vérifier et dont nous devons être certains avant d'entreprendre toute action nécessaire. En tant que ministère, nous avons utilisé notre plateforme pour promouvoir l'application et dialoguer avec nos partenaires et les bénéficiaires potentiels, afin de sensibiliser les Ghanéens et d'éviter des investissements vains pendant des années et des ressources considérables », a déclaré le ministre.

Des données encore en cours de chargement

Marrify précise toutefois que toutes les données ne sont pas encore intégrées à la plateforme. Les informations sont toujours en cours de chargement.

Cette situation impose une précaution lors de l’utilisation du service. Une recherche qui ne donne aucun résultat ne constitue pas automatiquement une preuve qu’une personne n’a jamais été mariée.

L’absence d’un dossier dans les résultats ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à l’absence d’un mariage antérieur.

Cette précision concerne également les recherches portant sur les divorces. Les données étant progressivement intégrées, les résultats disponibles peuvent évoluer avec l’ajout de nouveaux documents.

Les particuliers peuvent aussi soumettre des documents

Marrify prévoit par ailleurs un mécanisme permettant aux particuliers et aux institutions de soumettre des actes de mariage ou de divorce.

Les documents transmis doivent être accompagnés des pièces justificatives nécessaires à leur vérification. Cette fonctionnalité doit permettre d’alimenter la plateforme avec de nouveaux documents soumis par les utilisateurs et les institutions concernées.

La ministre du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale a, de son côté, exhorté Marry Right Ghana à travailler avec les institutions gouvernementales, les autorités religieuses, les autorités traditionnelles et les autres parties prenantes.

Cette collaboration doit contribuer à maintenir l’exactitude des informations disponibles et à assurer leur mise à jour régulière.

Avec Marrify, le Ghana met ainsi à la disposition du public un outil numérique consacré à la consultation des informations relatives aux mariages et aux divorces. La plateforme rassemble des données provenant de plusieurs sources et permet d’effectuer des vérifications sur les personnes, les officiants et les lieux associés aux unions.

Journaliste

Ozias Hounguè

Journaliste passionné par l'actualité politique et judiciaire au Bénin. Reporteur pour Libre Express.

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