Entre peur et xénophobie, le gouvernement espagnol recherche des solutions pour juguler la crise migratoire à Ceuta. Locaux et migrants s’accusent et dénoncent d’un côté comme de l’autre, l’insécurité et les actes xénophobes subis. Ceuta, cette enclave espagnole en terre africaine, a accueilli ces dernières semaines des milliers de migrants. Face à cette colère, les autorités espagnoles ont ouvert dans l’enclave, dimanche 13 septembre, un nouveau centre d’accueil pour 864 migrants.

Selon Rfi, la majorité des plus de 70 000 migrants qui étaient entrés à Ceuta fin juillet 2026 sont retournés au Maroc. Cependant, plusieurs milliers sont restés sur place et, depuis, la situation ne cesse de s'envenimer, donnant lieu souvent à des manifestations. 

La population locale, environ 8000 personnes, réclame dans ces manifestations, le retour à la normale, dénonçant des actes d’insécurité. Elle réclame l’expulsion des 5000 à 8000 migrants, selon les estimations Les autorités espagnoles ont ouvert dans l’enclave, dimanche, un nouveau centre d’accueil pour 864 migrants. Ceuta a connu sa plus grande entrée migratoire jamais enregistrée, fin juillet 2026. Période au cours de laquelle 72 000 migrants étaient entrés à la nage, selon la même source.

Un nouveau centre d’accueil pour gérer la situation

Au regard de la situation qui prévaut à Ceuta, migrants et population locale vivant entre peur et xénophobie le gouvernement de Pedro Sanchez a créé un centre d’accueil, pour traiter les dossiers des migrants restants, de manière sereine.

L'objectif est d'atteindre 6 000 migrants « dans un avenir proche », selon les autorités. Avec ce nouveau centre de 864 places qui vient d’être mis en place la population locale hausse le ton.

Cette stratégie est mal vue par les manifestants. Beaucoup disent avoir peur et ne plus supporter l’insécurité.

Du côté des migrants, beaucoup dénoncent les actions xénophobes et violentes contre eux.