Le 11 juin 2026, le coup d'envoi de la Coupe du monde de football sera donné aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Une édition historique, à bien des égards, puisqu'elle marquera le retour du Mondial sur le sol américain, 32 ans après la Coupe du monde 1994. Mais, la présence de l'Iran à cette compétition semble compromise, malgré les appels du pied du président Trump.

Des tensions géopolitiques irréconciliables

Dans des propos rapportés par le média allemand Faz, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donjamali, a en effet lâché une véritable bombe : « Depuis que ce gouvernement corrompu a assassiné notre dirigeant, nous n'avons aucune intention de participer à la Coupe du monde », a-t-il déclaré à la télévision iranienne. Une référence à l'élimination du guide suprême Ali Khamenei par des frappes américaines fin février 2026, un événement qui a considérablement envenimé les relations entre Washington et Téhéran.

« Deux guerres nous ont été imposées en huit ou neuf mois, et plusieurs milliers de nos citoyens ont été tués. Nous n'avons absolument aucune chance de participer », a poursuivi le ministre, dénonçant avec véhémence « les mesures néfastes prises contre l'Iran » par l'administration américaine.

Trump affiche pourtant sa volonté d'accueillir l'Iran

Malgré ce discours très ferme du côté iranien, le président américain Donald Trump s'est montré optimiste sur la participation de l'équipe d'Iran au Mondial 2026. Après une réunion avec Gianni Infantino, le patron de la FIFA, Trump avait en effet déclaré : « Nous avons évoqué la situation actuelle en Iran et la qualification de l'équipe nationale iranienne pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Au cours de nos discussions, le président Trump a réaffirmé que l'équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis ».

Mais le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a tenu à doucher cet espoir. « Le président américain a écrit deux tweets pour demander que l'asile politique soit accordé à nos joueuses et que si l'Australie ne le faisait pas, il le ferait de son côté. Il a fait 160 martyrs en tuant nos filles à Minab et maintenant il prend nos filles en otage. Comment être optimiste dans ces conditions à propos de la Coupe du monde aux États-Unis ? », a-t-il déploré.

Malgré les déclarations d'ouverture de Trump, le bras de fer politique entre Washington et Téhéran semble donc condamner l'Iran à rester à l'écart de la prochaine Coupe du monde de football, un événement pourtant considéré comme l'un des plus grands rassemblements sportifs au monde.