Avec onze profils aux trajectoires différentes, l’édition 2026 du Prix Marc-Vivien Foé s’annonce particulièrement disputée. Entre l’expérience du Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, la montée en puissance de jeunes talents et l’émergence de nouvelles figures, le choix du jury, attendu le 11 mai prochain, promet d’être délicat.
Aubameyang, l’inusable prétendant
Figure incontournable du football africain, le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang continue d’écrire sa légende. Déjà sacré à deux reprises, l’attaquant de l’Olympique de Marseille reste, à 36 ans, un élément clé de son équipe. Toujours décisif, il incarne l’expérience et le leadership et vise un troisième trophée, qui serait historique.
Des milieux au cœur du jeu
Plusieurs prétendants se distinguent par leur influence dans l’entrejeu. À Monaco, le Sénégalais Lamine Camara a franchi un cap cette saison. Plus régulier et épargné par les blessures, il s’impose comme une pièce maîtresse du dispositif monégasque, assumant notamment la gestion des coups de pied arrêtés.
Même montée en puissance pour l’Algérien Ilan Kebbal. Artisan de la montée du Paris FC, le milieu offensif s’illustre désormais en Ligue 1, où il dynamise le jeu de son équipe. Élu meilleur joueur du mois en août 2025, il confirme son changement de statut.
Révélation de la saison, le Malien Mamadou Sangaré impressionne avec le RC Lens. Pour sa première année dans l’élite, le joueur de 23 ans s’impose déjà comme un élément central, dans la lignée des grands milieux issus de son pays.
Un attaquant en quête de confirmation
Sur le front offensif, le Sénégalais Bamba Dieng retrouve des couleurs avec Lorient. Après une période compliquée, il a renoué avec son efficacité et s’affirme comme un atout majeur de son équipe.
Une arrière-garde solide et ambitieuse
La défense n’est pas en reste dans cette sélection. À Strasbourg, l’Ivoirien Guela Doué s’impose comme l’un des latéraux les plus réguliers du championnat. Son volume de jeu et sa rigueur en font un titulaire indiscutable.
À ses côtés, son compatriote Martial Godo a rapidement trouvé sa place, se montrant percutant et décisif dans son couloir.
Du côté de Lille, l’Algérien Aïssa Mandi continue d’apporter son expérience et sa constance, malgré les années. Une régularité qui le maintient parmi les références à son poste.
À Lyon, le Sénégalais Moussa Niakhaté s’impose comme le patron de la défense. Solide dans les duels et précieux dans la relance, il apporte stabilité et sérénité à son équipe.
Plus jeune, le Burkinabè Arsène Kouassi incarne la relève. À Lorient, son activité et ses projections offensives en font un piston moderne et déjà influent.
Un gardien en embuscade
Dans les cages, le Burkinabè Hervé Koffi pourrait créer la surprise. Le portier d’Angers multiplie les performances solides et se distingue par son leadership. Il tenterait ainsi de devenir le premier gardien sacré depuis le Nigérian Vincent Enyeama en 2014.
