La finale du 800 mètres féminin restera comme un moment difficile pour le clan béninois. Noélie Yarigo, engagée avec ambition dans la lutte pour le podium continental, a vu sa course s’interrompre de façon soudaine à moins de 200 mètres de l’arrivée. Alors qu’elle semblait encore en mesure de jouer les premières places, la spécialiste béninoise a été contrainte de s’arrêter, visiblement touchée au genou, avant de s’effondrer dans l’aire de course.

Surnommée la « Guéparde de la Pendjari », l’athlète originaire de Matéri nourrissait de réelles ambitions dans cette finale. Sa sortie prématurée, survenue dans le dernier virage de la course, a laissé la voie libre à une concurrente éthiopienne qui s’est emparée du titre continental. Pour Yarigo, l’espoir de médaille s’est ainsi brutalement envolé, laissant place à une profonde frustration au regard du scénario de course.

Ahouanwanou maintient la pression dans la course à un nouveau sacre 

Dans le même temps, une autre figure majeure de l’athlétisme béninois continue de porter les espoirs nationaux. Engagée dans l’heptathlon, Odile Ahouanwanou, triple championne d’Afrique en titre, reste pleinement en course pour conserver sa couronne continentale et réaliser un nouvel exploit.

Après quatre épreuves disputées sur sept, la Béninoise s’accroche aux premières positions grâce à une régularité remarquable :

  • 2e place sur le 100 m haies ;

  • 2e place au saut en hauteur ;

  • 3e place au lancer du poids ;

  • 4e place sur le 200 m.

Ces performances lui permettent de rester solidement installée dans le groupe de tête avant les dernières épreuves décisives.

La suite du programme s’annonce déterminante, avec le saut en longueur et le lancer du javelot, deux disciplines dans lesquelles Ahouanwanou devra maximiser son capital de points. L’objectif sera clair : aborder le 800 mètres final avec une avance suffisante pour sécuriser une place sur le podium, voire viser un quatrième sacre africain consécutif.