Mené dès les premières minutes puis poussé dans ses retranchements par une solide équipe d'Arsenal, le Paris Saint-Germain a trouvé les ressources nécessaires pour conserver sa couronne européenne au terme d'une finale riche en émotions.

Vainqueurs des Gunners après une interminable séance de tirs au but (4-3), les Parisiens soulèvent ainsi la deuxième Ligue des champions de leur histoire et, surtout, la deuxième consécutive, une performance jamais réalisée auparavant par un club français.

Arsenal frappe fort dès l'entame

La finale opposait deux des formations les plus impressionnantes de la saison. D'un côté, le PSG de Luis Enrique, tenant du titre et déjà auteur d'une campagne européenne remarquable. De l'autre, Arsenal, champion d'Angleterre et réputé pour posséder l'une des défenses les plus hermétiques du continent.

Les Londoniens ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Dès la 5e minute, une mauvaise relance parisienne profite à Leandro Trossard, qui lance parfaitement Kai Havertz. L'international allemand se présente seul face à Matvey Safonov et ouvre le score d'une frappe puissante au premier poteau.

Ce but précoce permet aux hommes de Mikel Arteta de dérouler leur plan de jeu. Bien organisés, disciplinés et compacts, les Gunners laissent le ballon aux Parisiens tout en verrouillant les espaces.

Malgré une domination territoriale évidente, le PSG peine à créer le danger. Ousmane Dembélé est étroitement surveillé, tandis que Khvicha Kvaratskhelia ne parvient pas à faire la différence sur son aile. À l'exception d'une tentative de Fabián Ruiz avant la pause, les occasions parisiennes se font rares.

Arsenal rejoint ainsi les vestiaires avec un avantage logique au tableau d'affichage.

Le réveil parisien

Au retour des vestiaires, le visage du PSG change progressivement. Plus agressifs dans le pressing et plus précis dans leurs transmissions, les champions de France imposent un rythme plus soutenu.

Cette montée en puissance finit par être récompensée à la 64e minute. Après un mouvement bien construit entre Kvaratskhelia et Dembélé, un défenseur londonien commet une faute dans la surface. L'arbitre désigne immédiatement le point de penalty.

Dembélé s'avance et transforme sans trembler, ramenant les deux équipes à égalité.

Cette réalisation relance totalement la finale. Arsenal est désormais contraint de sortir davantage, ce qui offre des espaces à l'attaque parisienne.

Le PSG passe alors tout près de prendre l'avantage. À la 77e minute, Kvaratskhelia profite d'une récupération haute avant de décocher une frappe qui vient s'écraser sur le poteau de David Raya. Quelques minutes plus tard, le gardien espagnol réalise une intervention décisive devant Bradley Barcola pour maintenir son équipe en vie.

Malgré plusieurs opportunités de part et d'autre, aucune des deux formations ne parvient à faire la différence avant la fin du temps réglementaire.

Le verdict aux tirs au but

Les prolongations se révèlent plus prudentes que spectaculaires. La fatigue gagne progressivement les organismes et la peur de commettre l'erreur fatale semble prendre le dessus.

Paris doit notamment composer avec la sortie d'Ousmane Dembélé, victime de crampes après un énorme effort. Arsenal tente bien d'apporter du sang neuf en attaque, mais les défenses gardent le contrôle.

Après 120 minutes de combat, le sort de cette finale se joue finalement lors de la séance des tirs au but.

Dans cet exercice sous haute tension, les Parisiens affichent davantage de sang-froid. Malgré l'échec de Nuno Mendes, le PSG convertit les tentatives décisives et finit par s'imposer 4 tirs au but à 3.

Une saison exceptionnelle couronnée par un exploit historique

Ce nouveau sacre place définitivement le PSG dans une autre dimension. En conservant sa Ligue des champions, le club parisien devient le premier représentant français à réussir un tel exploit.

Les Parisiens rejoignent également le cercle très fermé des équipes ayant remporté deux éditions consécutives de la compétition. Avant eux, le Real Madrid avait été la dernière formation à réaliser pareille performance, avec trois sacres d'affilée entre 2016 et 2018 sous la direction de Zinédine Zidane.

Cette Ligue des champions vient couronner une saison déjà exceptionnelle pour les hommes de Luis Enrique, vainqueurs du championnat de France, du Trophée des champions, de la Supercoupe d'Europe et de la Coupe intercontinentale.

Pour l'entraîneur espagnol, il s'agit également de la troisième Ligue des champions de sa carrière après celle remportée avec le FC Barcelone en 2015 et le premier sacre parisien décroché en 2025.

À Budapest, le PSG n'a pas seulement remporté une finale. Il a confirmé son statut de nouvelle puissance du football européen et inscrit un peu plus son nom dans l'histoire de la Ligue des champions.