Le retour sur la plus grande scène planétaire est un art que la Suède maîtrise à la perfection. Absents de l'édition 2022 au Qatar, les Blågult (Bleu et Jaune) n'ont pas manqué leurs retrouvailles avec la Coupe du monde. Face à une sélection tunisienne plombée par des largesses défensives, les Scandinaves ont dicté leur loi, s'offrant un large succès (5-1). Avec cette entrée en matière parfaitement négociée, la Suède perpétue une tradition historique remarquable : en treize participations au Mondial, elle ne s'est inclinée qu'à deux petites reprises lors de son match d'ouverture (contre l'Italie en 1970 et le Brésil en 1990).

Le naufrage défensif des Aigles de Carthage

Les intentions tunisiennes ont volé en éclats dès les premières minutes de la rencontre. Mal rentrés dans leur match et coupables d'un manque d'agressivité chronique, les hommes de Jalel Kadri ont concédé l'ouverture du score dès la 7ᵉ minute de jeu. Loin de se révolter, la Tunisie a continué à subir les vagues scandinaves. À la 30ᵉ minute, l'attaquant de Newcastle, Alexander Isak, a fait parler sa classe et sa finition pour doubler la mise, concrétisant la nette supériorité technique des siens.

Pourtant, juste avant la pause, les Aigles de Carthage ont repris espoir contre le cours du jeu. À la 43ᵉ minute, monté sur un coup de pied arrêté, le défenseur Omar Rekik a réduit l'écart (2-1). Un but salvateur qui semblait relancer le suspense juste avant de regagner les vestiaires.

Une seconde période à sens unique

Cet espoir aura été de courte durée. Au retour des vestiaires, le réveil tunisien n'a pas eu lieu, et la Suède a rapidement éteint les velléités adverses. À la 59ᵉ minute, Viktor Gyökeres a profité d'une nouvelle approximation de la charnière centrale tunisienne pour inscrire le but du break (3-1), coupant définitivement les jambes de ses opposants.

En fin de rencontre, physiquement et tactiquement dépassée, la Tunisie a totalement sombré. Les espaces béants laissés par le bloc africain ont fait le bonheur des attaquants suédois. À la 84ᵉ minute, Mattias Svanberg a corsé l'addition en inscrivant le quatrième but. Enfin, dans les ultimes secondes du temps additionnel (90'+6), Yasin Ayari s'est offert un doublé personnel pour sceller le score à un terrible 5-1.

Grâce à ce festival offensif et cette démonstration de réalisme, la Suède prend provisoirement les commandes du Groupe F avec une différence de buts très confortable (+4).