Quarante ans plus tard, l'histoire semble encore sourire à l'Argentine lorsqu'elle croise la route de l'Angleterre en Coupe du monde. Comme en 1986, l'Albiceleste a trouvé les ressources pour faire tomber les Three Lions dans un rendez-vous à très fort enjeu. Cette fois, ce succès lui ouvre les portes de la finale du Mondial 2026, où elle tentera de conserver son titre face à l'Espagne, dimanche 19 juillet.
Le duel disputé à Atlanta était chargé de symboles. En 1986, Diego Maradona avait marqué les esprits avec la célèbre « main de Dieu » et le « but du siècle » contre l'Angleterre au stade Azteca. Vingt-quatre ans après la désillusion du Mondial 2002, lorsque les Anglais avaient éliminé l'Argentine grâce à un penalty de David Beckham, cette demi-finale offrait un nouveau chapitre d'une rivalité parmi les plus marquantes du football mondial.
Une première période cadenassée
Le début de rencontre a confirmé les attentes d'un affrontement intense. Les Anglais ont davantage monopolisé le ballon et installé leur jeu dans le camp adverse, sans toutefois réussir à déséquilibrer une défense argentine particulièrement disciplinée.
L'Albiceleste, première du groupe J devant l'Autriche, l'Algérie et la Jordanie, s'est montrée prudente. Lionel Messi a tenté sa chance sur une frappe contrée, avant qu'Enzo Fernandez ne fasse passer un frisson dans les tribunes avec une lourde frappe du pied droit qui est passée juste au-dessus de la barre transversale à la 38e minute.
Au terme des 45 premières minutes, les deux équipes n'avaient toujours pas cadré la moindre frappe. Les nombreuses fautes commises de part et d'autre, 19 au total témoignaient de l'intensité d'un match longtemps verrouillé.
L'Angleterre croit tenir sa finale
Dès le retour des vestiaires, Julian Alvarez a tenté de faire basculer la rencontre. L'attaquant argentin a obligé Jordan Pickford à réaliser deux interventions décisives dès la 47e minute.
Mais ce sont finalement les Anglais qui ont frappé les premiers. À la 55e minute, Morgan Rogers a parfaitement servi Anthony Gordon dans la surface de réparation. Lancé à pleine vitesse, ce dernier a repris le ballon du pied droit à bout portant pour ouvrir le score et rapprocher les Three Lions d'une deuxième finale mondiale.
Messi éclaire, Fernandez et Lautaro concluent
À 39 ans, Lionel Messi disputait la dernière Coupe du monde de son immense carrière internationale. Déjà auteur de huit buts dans le tournoi, le capitaine argentin était particulièrement attendu. S'il n'a pas inscrit son nom au tableau des buteurs, son influence s'est révélée déterminante dans les moments décisifs.
Face aux offensives argentines, Jordan Pickford a longtemps repoussé l'échéance. Le gardien anglais s'est notamment illustré à la 69e minute en détournant une tête piquée de Nico Gonzalez qui prenait le chemin des filets.
La pression argentine a finalement payé à quatre minutes du terme. Enzo Fernandez a trouvé l'ouverture d'une frappe précise dans le petit filet gauche de Pickford pour remettre les deux équipes à égalité (86e).
Alors que la prolongation semblait inévitable, Lionel Messi a une nouvelle fois fait parler son génie. Dans le temps additionnel (90e+2), le capitaine argentin a délivré un centre parfaitement dosé vers Lautaro Martinez. Entré en cours de jeu, l'attaquant de l'Inter Milan a repris le ballon de la tête pour offrir la victoire à l'Albiceleste.
Grâce à ce succès renversant, l'Argentine disputera une nouvelle finale de Coupe du monde avec l'ambition de conserver son titre et de décrocher une quatrième étoile. L'Espagne se dressera sur sa route dimanche 19 juillet, tandis que l'Angleterre tentera de sauver l'honneur lors du match pour la troisième place face à la France, prévu samedi.
